Dépression: mythe ou réalité?
La dépression, chers amis, est, nous le savons tous, le mal "à la mode" de ce siècle. La moitié des adolescents, et surtout adolescentes, prépubères confient leurs ENORMES problèmes et leur mal-être feint ou provoqué à des psy, des marabouts, des spécialistes du bien-être, tout ça... Se bourrent d'antidépresseurs (effet placebo?), de gellules homéopatiques visant à réduire le stress et à faciliter l'endormissement ... Se plaignent, pleurent, crient, se mutilent, se révoltent, se saoulent, sortent à tout bout de champ, passent d'une histoire d'un soir à une autre, se perdent, se retrouvent, "changent'" ... Alors, un mal si répandu est-il vraiment réel ou tient-il seulement de l'effet de mode "je suis mal dans ma peau donc j'ai tous les droits, plains-moi, comprends-moi mais ne me contredis surtout pas!" ?
Premièrement, la depression prépubère.
Personnellement, j'y crois peu. C'est presque "normal" d'être déprimé à l'adolescence. C'est l'étape obligée. Je crois en la dépression profonde dûe à des événements réellement traumatisants (décès d'un proche, viol, violence morale et physique...) mais j'exècre et méprise tous ces "vrais-faux déprimés de la vie" qui se mettent en tête qu'ils sont déprimés et oh combien malheureux pour se permettre les pires horreurs et se rendre nombril du monde par la même occasion. Se plaindre pour attirer la pitié des autres, je trouve ça d'un pathétique... Encore plus ridicules sont ceux qui y croient mais bon, ça c'est un autre débat... Ce que j'appellerais le syndrôme du "je me plains donc je suis" est donc ce qui, d'après moi, conviendrait le mieux pour qualifier cette éternelle déprime prépubère... Des symptômes? Plaintes incessantes, tendance à rejeter toute la culpabilité sur les autres, aucune responsabilité dans ses propres actions, changements de version des faits aussi rapides que la lumière, mémoire des faits sélective, chantages émotionnels fréquents, insultes et volonté de faire mal optionnels mais fréquents également.
Poursuivons avec un autre type de dépression. La vraie. Celle qu'on n'exhibe pas. Celle à laquelle on ne préfère pas penser pour ne pas souffrir, souffrir vraiment. Celle dont on ne parle pas, ou qu'à moitié, ou parce qu'on nous y force. Les oiseaux se cachent pour mourir... Et les gens réellement malheureux préfèrent encore n'en toucher mot à personne. Pas de plaintes, pas de psy, pas de médocs. Tout est passé sous silence dans un coin de leur esprit tourmenté... à raison lui! Evidemment, ces gens-là on en parle moins, on ne les reconnait même pas toujours, mais quel soulagement pour eux lorsque quelqu'un "sait" sans avoir eu à poser de questions embarrassantes ...
Je terminerai en disant que la dépression et les dépressifs existent bel et bien mais qu'ils sont les premiers à passer, à vouloir passer inaperçus... Les gémiards, les expensifs, les jamais-responsables, ceux-là mériteraient de souffrir un peu pour de bon, histoire de, pour une fois, avoir de quoi se plaindre vraiment...